Quand les jeunes s'en mêlent
Carlo Di Antonio était invité à la radio. Son regard sur les jeunes et la politique a apporté un vent de fraîcheur sur un débat souvent stérile.

 

Pour la deuxième édition spéciale de "Quand les jeunes s'en mêlent", les citoyens de l'AJC recevaient Carlo Di Antonio du CDh et Caroline Lejeune de ATD Quart-Monde. Après un bref compte-rendu des actions menées par l'atelier Performances Citoyennes et les performances louables des animateurs de l'atelier Rap, le débat s'est re-centré autour du rôle des jeunes dans les actions citoyennes.

Il faut tout d'abord saluer la franchise sans détour de Sébastien Kennes qui confrontait Carlo Di Antonio au paradoxe des idées prônées sur le site Internet de ce dernier. Celui-ci encourage les gens à festoyer sans alcool, alors que les festivals qu'il organise vendent et encouragent à la consommation d'alcool. L'invité hésite, tente une comparaison peu convaincante avec les chips et les boissons gazeuses, avant d'avouer qu'il existe une réalité économique qui empêche l'organisation de festivals sans alcool.

Les questions s'enchaînent pour notre invité qui doit ensuite répondre à une autre question, non moins corrosive : “Les jeunes font-ils de la figuration dans les partis politiques?” demande Patricia Bergeron. Oui et non. “Les jeunes ne sont pas souvent écoutés, mais souvent entendus” polémique Carlo Di Antonio. Mais ce dernier reste positif. “Ca laisse des traces” quand les jeunes disent à leurs élus qu'ils sont mécontents sur tel ou tel point. Souvent, il ne s'agit que d'informer les hommes et femmes politiques sur certaines réalités dont ils sont intellectuellement au courant, mais avec lesquelles ils n'ont jamais été physiquement en contact.

En concluant Carlo Di Antonio préconise le mouvement associatif pour participer au mouvement citoyen. Et quand on voit l'implication des AJC-eurs et AJC-euses dans leurs associations aujourd'hui, on peut se dire que sur ce plan-là, au moins, on n'a pas trop a s'inquiéter. N'empêche que nos invités se succèdent, et semblent tous confirmer le malaise qui plane sur l'implication politique au sens strict des jeunes. A quand un véritable changement?

Texte : Frédérik Dumas Bonnier

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