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Du conte à la nouvelle, de celui qui bégaie à celui qui fait naufrage, de la marâtre à la zizanie, de plus en plus féroces ou de plus en plus joyeux, Marie-France Marbach nous emmène pour un voyage initiatique au travers des paysages tantôt exotiques, tantôt du quotidien. Que ce soit en famille ou à l'école, au travail , au champ ou dans la rue, en eau tranquille ou tumultueuse, en amour ou dans la haine, de nombreuses situations sont mises au goût de la férocité, de l'affection qui se change en dédain, du moral vers l'immoral, ou tout simplement du bien au mal, le spectateur ne sait plus quel bord choisir.
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En effet, Marie-France, qui a glané ses inspirations à travers l'Afrique et l'Europe, nous pose les jalons d'un questionnement sur la vie, la mort, les relations humaines, notre rapport vis à vis de la nature et même de Dieu, bref un peu sur le sens de la vie, en somme. Sans jamais devenir ennuyeuse, ou trop didactique, elle nous offre un superbe leçon de philosophie. Cela semble prétentieux mais que vous inspire l'histoire de Carola, une charmante vache qui, sauvant de la noyade un marin naufragé, se retrouve ensuite dépecée bout par bout par celui-ci pour assurer sa survie? Comment peut-on traduire cette relation entre l'homme et l'animal dévoué jusqu'à la mort? Carola a-t-elle vraiment verser une larme de son oeil unique lorsque sa mort rendit la vie au marin? Et ensuite qui est donc cette jeune femme à la poitrine oppulante se prénommant Carola qui apparait alors que le conte s'achève? A chacun son avis...
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