DJANGO A LIBERCHIES
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REPORTAGE 
LUCIE FROM PARIS TO LIBERCHIES

Intéressée par la culture du voyage, j'ai découvert l'univers du jazz manouche cette année dans les clubs et les salles de Paris et de la banlieue. Ayant rapidement remarqué l'ampleur de l'admiration que les musiciens vouent à Django Reinhardt, il m'a rapidement paru indispensable de mieux connaître cette icône du jazz manouche et tenter de comprendre l'esprit dont émane et se nourrit cette musique. 



Lucie Lafon


Ayant grandie dans une culture de sédentaire, le festival de Liberchies me semblait être une bonne occasion de découvrir la terre qui a vu naître Django, cette figure fédératrice de nombreuses et diverses cultures. L'expérience des Web Reporters constituait une opportunité unique en mettant à la diposition des jeunes du matériel multimédia qui sert non seulement à récolter et à traiter une multitude d'informations mais qui permet aussi de rencontrer plus aisément les différents acteurs du festival; bref qui donne un accès direct au coeur du festival. De plus après avoir profité de la musique et des animations du festival, qu'il est agréable de pouvoir les remercier en contribuant à leur reconnaissance, en transmettant leurs messages ou les émotions ressenties...


Partie seule à Liberchies afin de m'imprégner un maximum de l'ambiance de ces 2 jours, j'ai planté ma tente dans le charmant petit camping de Luttre. L'annonce du festival ne mentait pas : le silence, la nature verdoyante, les villages couleur rouge brique et le temps ensoleillé tellement conformes aux affiches poétiques que je ne dois pas être la seule à avoir vu passer dans le ciel quelques nuages en formes de guitare et de portée de musique. De toute façon, peu importait, il aurait plu, la sympathie et la mobilisation de tous les participants au festival - équipe, habitants de la région, personnel du camping, bénévoles, luthiers, artistes, artisans, sans oublier les spectateurs - aurait suffit à nous réchauffer. C'était un réel plaisir de voir tout ce monde s'investir de bon coeur pour que ce week-end se passe pour le mieux et de voir à quel point les gens sont heureux et avides de nouvelles rencontres, de nouveaux échanges.


La stèle en l'honneur de Django


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Sur la scène ou dans les stands des luthiers, chaque artiste reprenait plus ou moins les grands classiques du jazz ou jouait une de ses compositions sous les encouragements et l'oeil attentif du public séduit. A travers leurs mélodies, les musiciens ne faisaient plus qu'un permettant pourtant à chacun, tour à tour, d'exprimer dans un bref solo sa personnalité unique. La diversité et la créativité dans le mélange des influences et des tempéraments, en quelques mots, l'originalité vraie, étaient à l'honneur. Il est difficile de plaquer avec quelques mots l'esprit qui émane du festival de Liberchies. On se tromperait à croire que la musique de Django émane d'un terroir. Il me semble que ce soit plutôt ses relations humaines qui en font une musique hors de l'espace et du temps. Partie à la recherche d'une icône fixe, c'est l'esprit d'un mouvement musical en perpétuel quête de nouveaux horizons que j'ai approché : l'originalité, la créativité, l'écoute, la diversité, le respect des plus anciens, l'ouverture, la liberté... A Liberchies comme dans le jazz , qu'on soit guitare rythmique ou guitare solo, chacun contribue à l'harmonie générale.

Lucie Lafon