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Thérapie
de choc !
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Dimanche 26 Octobre, nous,
les Web Reporters de la MJ Le 404 de Couvin et d'XL'J d'Ixelles sommes allés voir
cinq court-métrages de différents réalisateurs cités
ci-dessous
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Procter - Joachim Trier (GB),
Historia del Desierto
Célia Galan Julve (GB)
Kontroler - Peter Vogt (Pologne),
The runaway
David Gonzalez (Espagne)
Loin des yeux
Serge Mirzabekiantz (Belgique)
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Nos impressions générales sur cette
sélection : tout dabord, pourquoi le choix de courts métrages où
la solitude, l'indifférence humaine, l'incompréhension...
sont les mots d'ordre. C'est sûr qu'ils reflètent très
bien la société dans laquelle on vit mais nous aurions
préféré voir quelque chose de plus positif (et voilà, on a un
p'tit coup de déprime...). Il y a néanmoins quelque chose
de très bon qui en découle, seulement, il faut avoir une âme et
un coeur sensible afin de ressentir les appels au secours parfois
muets émis par ceux qui nous entourent. 
PROCTER
Mais ou étaient les cascades,
l'action, les caisses qui
flambent ... Ah ouais , c'est vrai qu'on en voit une cramée et
avec quelqu'un dedans en plus !!! Bizarre
comme film, a moins que le cinéaste n'ait voulu mettre l'accent sur les sentiments humains
reflétant le quotidien
triste et froid d'un monsieur Procter. De la chaleur,
il en a eu mais à quel prix. Faut-il vivre un suicide pour être
sauvé ? Nous ne le pensons pas. Il est sûr que Procter a pris
conscience d'une chose mais laquelle ...
PROCTER
vu par François Makanga - XL'J
Charles
Procter, le plus ennuyeux des employés de bureaux. Vie
routinière morne et solitaire.
Dodo, douche, déjeuner, boulot, cantine, boulot, dodo … Stop.
Ça ne peut plus durer… On rentre.
Une
voiture qui brûle. Rien de plus normal.
Mais
un accident filmé, voilà un fait sortant des sentiers
battus.
Procter,
c’est l’histoire de voisins de palier aux destins
semblables. Deux voies qui soudain se croisent avec une
bande vidéo comme aiguilleur.
Procter,
c’est le constat révélateur du manque de communication
dans une société vantant les mérites des télécommunications.
Pessimiste mais réaliste. De plus, la banlieue londonienne
se marient bien avec l’atmosphère uniforme et monotone du
film.
Ce
film privilégie l’économie des mots au profit du poids
de l’image et du son.
HISTORIA DEL DESIERTO
La différence fait-elle peur ?... Doit-on se couper du monde
pour ne plus subir la bêtise humaine ? Faut-il choisir la voie du
mal pour y loger sa souffrance, sa révolte ? Ce petit film d'animation nous renvoie à notre peur de
l'autre, à ces
différences qui font nos richesses et notre culture à venir.
 
LE CONTROLEUR
Toujours du quotidien, de la grisaille, des gens emmaillotés,
les chaos d'un tram, des voyous et un contrôleur qui s'y frotte et
s'y pique. Un presque mort-vivant qui parfois provoque ou
est provoqué (cette scène du "voisin voleur" surpris
dans ses oeuvres). Et là, toute cette morale malsaine de
notre solitaire s'exprime dans la maltraitance envers le malfrat. La torture
n'est pas le privilège des Etats tortionnaires, elle est à notre
porte. Ouvrons les yeux ! Une
note positive au final, le bourreau et sa victime se rencontrent
à nouveau, se reconnaissent ou ne serait-ce qu'une variante du
"syndrôme de Stockholm"... ?
LOIN DES YEUX
Des images léchées et tremblantes, des poésies et des mots
qui coulent, des paysages hivernaux que l'on suppose ardennais,
un petit côté "Comès"(dessinateur BD). Tout cela pour nous parler de
l'éloignement et de la frustration de nos anti-héros. Une
lutte contre la perte du temps et la non-vie mais en vain.
THE RUNAWAY
Un bol d'air frais, une respiration dans cette sélection
"pesante" mais réaliste. Runaway ou la vie d'un
lézard qui, malgré son don de mimétisme, n'échappera pas au
destin fatal que lui réserve un petit monstre qui s'ignore. Où est la sagesse dans tout cela si ce
n'est dans les yeux du
spectateur parfois abattu parfois choqué ? C'est du cinéma et
c'est du vrai !!! Merci
Messieurs !
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