Le vendredi 13 
du Festival du Film d’Amour 

 

Soirée royale

La 20e édition du Festival du Film d’Amour de Mons a démarré au quart de tour et n’a pas échappé à la superstition liée au vendredi 13…

Tout d’abord, la soirée a débuté avec un évènement inattendu : l’arrivée vers 18h30 sur la Grand Place de Mons d’agents de la police fédérale venus clamer leur mécontentement à leur bourgmestre. Une petite délégation attendait de pied ferme Elio Di Rupo à l’entrée du Théâtre Royal de Mons pour attirer son attention sur des problèmes liés à la réforme des polices. Banderoles et sirènes à la main, la vingtaine d’agents a réservé un accueil très bruyant au bourgmestre mais aussi aux nombreux invités de la soirée d’ouverture. Parmi ceux-ci comptaient leurs altesses royales, le prince Philippe et la princesse Mathilde.

Dans un brouhaha généralisé, les invités qui arrivaient au compte-goutte dans de belles voitures clinquantes ont dû se frayer un chemin pour entrer dans le théâtre et assister à la projection du film de Thierry Klifa « Une vie à t’attendre » en présence d’une partie de l’équipe du film. De grosses pointures de la vie culturelle, politique, sociale et sportive se sont déplacés pour applaudir entre autres le réalisateur Thierry Klifa, les comédiens Patrick Bruel et Nathalie Baye, ainsi que le musicien David Moreau. Entre des rangées d’anonymes, on pouvait apercevoir Laurette Onkelinx, Jean-Claude Van Cauwenberghe, Pascale Duquenne, Frédéric François ou encore le soulier d’or 2003 pour ne citer qu’eux.

Scénario catastrophe dans les loges

La soirée s’est poursuivie avec quelques petits tracas bien connus dans les festivals mais qui relève un caractère inquiétant un vendredi 13 : le président du festival perd ses fiches en montant sur scène, des invités d’honneur se font attendre ou encore des micros mal réglés diffusent un son pas très net. Mais le pire se déroule au début de la projection du film. Le générique à peine entamé, un mouvement de panique a gagné les loges du premier étage du théâtre. Des gens criaient « un médecin, un médecin ! », d’autres hurlaient des phrases inaudibles. Un spectateur s’est effondré suite à un malaise. Un médecin installé au rez-de chaussée, à quelques mètres de la scène s’est alors précipité vers une issue pour gagne le premier étage. Dans sa précipitation, ce dernier n’a pas prêté attention aux marches et a trébuché. Le médecin secoureur a failli se retrouver les quatre fers en l’air, voire pire. Les spectateurs muets observaient avec consternation et étonnement la scène tragi-comique qui se déroulaient sous leur yeux. Cette malheureux incident sonnait comme un interlude de mauvais goût et a fini par écarter le doute chez les sceptiques des vendredis 13. A la fin de la soirée, dans les couloirs du théâtre et dans les salons de l’hôtel de ville des discussions passionnées sur les superstitions allaient bon train.

Le 20e rêve

Le festival a toutefois bravé son sort en présentant avec conviction un film d’ouverture intelligent et sensible porté par un casting prestigieux et une musique subtile. Elio Di Rupo, a ouvert la 20 ième édition en grande pompe en renouvelant son vœux de poursuivre ce festival ambitieux dans un esprit d’ouverture et de découverte. Le cinéma fait rêver plus d’un…


Reportage : Alao Kasongo

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