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Jacky COLLINET, 
Photographe sur le Festival

« Par ici, c'est pour la photo ! »


17 ans de festival
Si il y a une personne qui est connue de beaucoup de monde sur le FIFA,
c'est bien Jacky Collinet ! C'est LA figure emblématique du Festival.
Toujours présent avec son appareil photo en bandouillère, il est de toute
les fêtes, réceptions, galas et autres projections en présence de stars.
Vous l'aurez compris : son dada, c'est d'immortaliser à jamais sur papier
brillant les grands moments du festival.  « J'ai commencé à couvrir le festival il y a 17 ans. Elio di Rupo était et est mon voisin. Je lui ai demandé s'il acceptait que je couvre son festival. Je suis arrivé au bon moment : il recherchait un photographe pour couvrir son festival, histoire d'avoir des souvenirs. Depuis, chaque année, je reprend du service et j'adore ça ! » Travaillant à la ville de Mons pour la régie foncière, on vous laisse deviner quand il décide de prendre ses congés annuels. 

En exclusivité pour Jacky

Des bons souvenirs, il en a des tonnes : « Un jour, j'ai été boire un verre au café avec Ticky Holgado. Un moment inoubliable. » Il garde également un bon souvenir du regretté Jean Carmet ou encore de Thierry Lhermitte de passage il y a quelques années : «  J'ai eu de la chance ce jour-là. Je l'ai rencontré à l'Hôtel de ville et d'emblée, il a accepté de pauser pour mes photos. Par contre, il a refusé la plupart des demandes photographiques plus tard dans la journée. » 


Pascal Légitimus par Jacky

Aux pieds de Lauren Bacall

Jacky a toujours l'art de trouver les bons plans. De plus, avec les années écoulées, il est devenu quasi aussi populaire que les stars de passage ! Du coup, bon nombre de personnes l'informent des futurs VIP posant leurs valises en terres montoises. Evidemment, Jacky ne reçoit pas que de la poudre aux yeux de la part des « people ». « Quand Lauren Bacall est venue, mes pieds en ont pris pour leur grade : tout le monde était surexcité et on ne se gênait pas pour se piétiner les uns les autres. » 

Jacky regrette aussi le temps des prémices du FIFA : « Ce n'est plus la même chose » confie-t-il d'un air attristé « le vedettariat est devenu ce qu'il est. La venue des personnalités est minuté et il faut courir beaucoup plus pour beaucoup moins ». Il est littéralement lessivé le soir (ou au petit matin lorsqu'il joue les prolongations !). « Mais attention, je ne laisserai ma place pour rien au monde. Je l'aime ce festival. C'est une véritable histoire d'amour ». Ca tombe bien pour ce type de festival !

Ah ! Si Jacky n'était pas là

Durant l'interview, il souligne également un autre souvenir : « Je n'ai jamais oublié une phrase qu'André Ceuterick (Directeur général du festival) m'a dite un jour : Si tu n'étais pas là Jacky, le festival n'existerait plus. Il exagérait bien sûr mais son commentaire m'a ému ». Monsieur Ceuterick n'a pourtant pas tellement tort : toutes les personnes qui ont déjà croisé «Speedy Jacky » comprendront la phrase du directeur. Si Jacky et son Canon n'étaient pas présent sur le festival, ce ne serait plus la même chose. Indéniablement. Il est la petite cerise sur le gâteau. Et même si pour Jacky, ce festival lui ravit de par les moments excitants qu'on lui permet de vivre, cette bible du cinéma montoise (il a des tonnes d'anecdotes croustillantes à conter sans retenue) cultive néanmoins un rêve. « Je voudrai au moins une fois dans ma vie couvrir le prestigieux Festival de Cannes. ». Il rêve de courir sur La Croisette : le message est lançé.

Auto-focus de Jacky


Reportage : Thomas Turillon

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