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Une vie à t’attendre - 13 février
Le
premier long métrage du critique de cinéma français
Thierry Klifa raconte deux histoires d’amour compliquées
d’un jeune trentenaire, Alex (Patrick Bruel),
dont le cœur balance entre sa fiancée Claire (Géraldine
Pailhas) et Jeanne (Nathalie Baye), une ex-amante. La
relation sans histoires entre Alex et Claire va être
fortement bousculée et mise en danger par Jeanne qui
ravive un amour passionnel avec Alex. L’interprétation
convaincante des acteurs principaux, Nathalie Baye, Géraldine
Pailhas et Patrick Bruel ne sauve pas du naufrage un
film dont le scénario imparfait part à la dérive à
la moitié du film. Une délicatesse et finesse dans le
jeu ne gomme en effet pas des longueurs pesantes. Klifa
séduit au début du film par une mise en scène soignée
mais n’arrive pas à faire évoluer l’histoire qui
s’avère très vite terne et sans surprises. Le réalisateur
a cependant su éviter de sombrer dans la mièvrerie des
mélodrames de série B. Ce premier film sensible est
convaincant manque singulièrement de rythme, alors
qu’il est porté par une très belle musique composée
pour l’occasion par David Moreau, frère de Patrick
Bruel.
David
Moreau, compositeur
de la musique d'"Une vie à t'attendre"
La
Vida Mancha - 14 février
Enrique
Urbizu Jauregui nous livre une fable moderne, émouvante
avec des personnages attachants. Il dépeint
minutieusement une tranche de vie difficile de Fito,
Juana et leur fils Jon. Le bonheur et la sérénité de
la famille sont fragilisés par le vice du jeu de Fito
qui menace l’équilibre de la cellule familiale. L’arrivée
impromptue du frère de Fito complique la donne. Cette
visite apparemment banale bouleversera la vie de ce trio
d’adultes. Le réalisateur montre avec peu d’artifices
mais beaucoup d’humanité que si la vie n’est pas un
long fleuve tranquille, des valeurs comme l’honnêteté,
la fidélité et la responsabilité aident à surmonter
les orages.
Schussangst
- 14 février
Dans
Schussangst (peur de tirer), le réalisateur allemand
Dito Tsintsade assemble comme un puzzle des situations
étriquées et des personnes d’horizons différents.
Le fil conducteur de son thriller est personnifié par
Lukas, un jeune homme fragile en plein décrochage
social. Sa rencontre avec Isabella va changer sa vie. Il
découvrira l’amour, puis la haine. Baigné dans ce
magma de sentiments forts qu’il n’arrive plus à maîtriser,
il glissera lentement vers la marginalité... Ce film
allemand surprend par un scénario bien ficelé. D’une
manière subtile et sans concessions, le réalisateur
raconte presque à la façon d’un documentaire une
histoire d’une charge dramatique intense. A voir.
Das
Wunder von Bern - 15 février
A
travers les yeux d’un petit garçon de onze ans,
Mathias, le spectateur découvre la triste réalité et
la grande souffrance d’un ancien prisonnier de guerre
allemand bloqué pendant plus d’une décennie en
Russie à la fin de la seconde guerre mondiale. Parallèlement,
le réalisateur Wortmann raconte les difficultés d’une
famille allemande marquée par les stigmates de la
guerre. Victime des conséquences dramatiques de l’Histoire,
Mathias et le siens sont néanmoins modestement à la quête
du bonheur. En toile de fond se profile l’ombre du
ballon rond. Plus que tout le football a constitué le
ciment de la population allemande anéanties et déstructurée
par le nazisme. La coupe du monde de football à Berne
en 1954 a produit des miracles, pas seulement chez
Mathias… Ce grand moment de cinéma, regorgeant d’émotions
fortes et de vérités, ne laisse pas indifférent. Le
film est sublime, intelligent et magistralement interprété.
Magnifique et grandiose.
Filip,
critique de cinéma en Flandre 
Reportage
: Alao Kasongo
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