avec XL'J Ixelles
Solici
 et PAC 
    

 



Ecoutez nos sons avec  

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
             Forum ULB Bruxelles 
           13 décembre 2003

Félicianne Ledoyen

Vice-présidente d'Amalia, Maison de la création à Laeken qui réunit artistes, musiciens,  professionnels, habitants du quartier, étudiants autour d'ateliers, de musique, de théâtre, de danse, de vidéo.

  
... "Quand on annonce "Libérer la culture", je voudrais savoir de quelle culture on parle. La création ? Les traditions ? Le gros problème, c'est qu'il y a un malentendu entre culture et culture. Qu'est-ce que c'est la culture ? Alors "Libérer la culture", bien sûr qu'il faut la libérer ! Elle appartient à tous. C'est d'ailleurs un des fondements du projet d'"Amalia". La culture habituellement, on y a accès quand on a des connaissances et à "Amalia", tout le monde se rencontre avec ou sans connaissances : le musicien le plus professionnel comme le débutant au solfège. C'est briser les chaînes de la culture mais en restant très exigeant et en demandant de la rigueur. C'est très important car tout ne doit pas être facile. Le Break ou le Rap par exemple, ce n'est pas en 2 minutes qu'on le maîtrise. Cela demande tout un parcours et ça a absolument son droit de cité dans ce qu'on appelle la culture actuellement.


Je travaille depuis très longtemps pour la diffusion, la promotion du langage actuel de la culture et le décloisonnement entre les disciplines artistiques et les milieux. Que ce soit du Rap, du Break, de la musique, de la danse, du théâtre ou encore de l'écriture contemporaine. La culture, je pense que c'est une vision personnelle qu'on a à partir de son éducation, de ses rencontres, des occasions qu'on a de faire des choses et d'avoir un regard critique sur notre société.

 

  Un Forum comme "Libérer la culture" peut faire clairement avancer la culture. Car les difficultés rencontrées sur le terrain sont très nombreuses quand on veut vraiment propager et diffuser la culture en rencontrant les gens qui sont en face et qui n'ont pas la même couleur, qui ne parlent pas la même langue ou qui viennent d'un autre pays et de qui on a peur. C'est accepter de voir que cette personne qui est en face a un autre rapport à la culture. Des choses doivent être remises en cause chez nous et pas seulement chez l'autre qui est en face... "

   
Le débat est ouvert !

                        

Reportage : Flasko et Mohammed

Sommaire             Suite des reportages