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"...
J'ai
rencontré Jules Cambier en 1943. On avait des clefs de chemin
de fer servant normalement à démonter les rails mais les
miennes ne marchaient pas... Je me suis donc décidé à aller
voir dans des wagons de chemin de fer où se trouvaient tous
les outils des cheminots : à la gare de Flobecq, juste en face du dépôt des trams. Quand j'y suis
arrivé plusieurs personnes me sont tombées dessus, dont
Jules Cambier. Ils étaient dans la résistance et venaient
faire sauter des rails.
Quelques temps après, je me promenais
tout seul, non loin de la gare et voilà que je retombe sur
Jules et un de ses amis. Encore une fois nous avons mis le feu à plusieurs
wagons... Et continué à faire de petits
sabotages ensemble jusqu'au jour où Jules nous a annoncé
qu'il arrêtait. En fait il ne voulait plus continuer car sa
fiancée, Léa Deportemont, venait habiter chez lui.
Toujours pendant la guerre, nous avons monté
un groupe de musiciens. Bien évidement, c'était Jules qui chantait. On
s'amusait bien mais on ne pouvait jouer de la musique qu'à
Flobecq car les Allemands ne nous laissaient pas circuler
aussi facilement que nous le voulions. Il y avait des contrôles.
Ensuite Jules a dû se cacher car il était en âge de travailler en Allemagne. Quelques temps après, il est
venu me demander une attestation comme quoi je l'avais connu
car j'étais officier dans la résistance. Il s'en était
retiré peu avant la fin de la guerre et donc il n'était pas
reconnu. Ce n'était pas un vantard... "
La
belle équipe
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