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"...
J'ai écrit un texte dans le livret pour 2 raisons.
La première est personnelle. Je connais Jules depuis que j'ai
une douzaine d'années puisque j'étais le condisciple de son
fils à l'école. La deuxième est plus scientifique. J'ai
collaboré à la réalisation de l'Encyclopédie du Mouvement
Wallon. J'y ai rédigé quelques notices et j'ai
regretté qu'il n'y en ait pas sur Jules des Collines car Jules
a toujours été un
francophile passionné.
Si Jules a choisi Maurice Chevalier pour
chanter, ce n'est pas par hasard. C'était aussi un admirateur
de l'éloquence du Général De Gaulle. Comme beaucoup de
wallons dans les années 60,
il a cru, à juste titre à mon sens, que la Belgique, telle
qu'elle avait été édifiée en 1830 avec des structures très
décentralisées, n'était plus viable. Donc, il réclamait
comme beaucoup d'autres le fédéralisme. Pour atteindre ce but,
il a milité pour la Wallonie libre. En 1968, il a aussi été
un militant actif dans le mouvement du Rassemblement Wallon mais
il n'avait pas d'ambition politique.
En
tant qu'homme, il était très très attachant et l'on était
toujours bien accueilli chez lui. Jules aimait bien parler
avec ses interlocuteurs des sujets qui le passionnaient. La
politique bien sûr. Mais aussi la défense des traditions de
notre terroir local. Le parler picard et les traditions
folkloriques de la région le touchaient beaucoup. La défense
de la nature était un combat auquel il était très attaché.
Il avait
gardé une petite exploitation dans laquelle
il cultivait des plantes médicinales...
Les
trouennes de l'amiau du bo (extrait du CD)
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