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Historien de formation et ancien proviseur de l'Athénée royal Jules Bara de Tournai, Jean-Pierre Delhaye est également président de la commission du patrimoine de Flobecq et membre du cercle d'histoire d'Ath. Il a connu Jules des Collines au milieu des années 50.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


"... J'ai écrit un texte dans le livret pour 2 raisons. La première est personnelle. Je connais Jules depuis que j'ai une douzaine d'années puisque j'étais le condisciple de son fils à l'école. La deuxième est plus scientifique. J'ai collaboré à la réalisation de l'Encyclopédie du Mouvement Wallon. J'y ai rédigé quelques notices et j'ai regretté qu'il n'y en ait pas sur Jules des Collines car Jules a toujours été un francophile passionné. 
  
  Si Jules a choisi Maurice Chevalier pour chanter, ce n'est pas par hasard. C'était aussi un admirateur de l'éloquence du Général De Gaulle. Comme beaucoup de wallons dans les années 60, il a cru, à juste titre à mon sens, que la Belgique, telle qu'elle avait été édifiée en 1830 avec des structures très décentralisées, n'était plus viable. Donc, il réclamait comme beaucoup d'autres le fédéralisme. Pour atteindre ce but, il a milité pour la Wallonie libre. En 1968, il a aussi été un militant actif dans le mouvement du Rassemblement Wallon mais il n'avait pas d'ambition politique. 
  
  En tant qu'homme, il était très très attachant et l'on était toujours bien accueilli chez lui. Jules aimait bien parler avec ses interlocuteurs des sujets qui le passionnaient. La politique bien sûr. Mais aussi la défense des traditions de notre terroir local. Le parler picard et les traditions folkloriques de la région le touchaient beaucoup. La défense de la nature était un combat auquel il était très attaché. Il avait gardé une petite exploitation dans laquelle il cultivait des plantes médicinales...

                         Les trouennes de l'amiau du bo (extrait du CD)