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Robert Tranoit est natif et habite Ellezelles. Il a travaillé 40 ans dans une banque et jouit d'une retraite tranquille depuis maintenant cinq ans. Il a connu Jules des Collines à travers une passion commune : le théâtre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

"... J'ai rencontré Jules Cambier dans le cadre d'un cercle dramatique qui avait été mis sur pieds par un mouvement de jeunesse d'Ellezelles dans le courant des années 50. Nous avions l'habitude de présenter chaque année une pièce de théâtre, si on peut la qualifier de la sorte. Il faut dire qu'il n'y avait pas beaucoup d'évènements pour distraire les gens. Donc notre mouvement a crû bon de créer un petit groupe et de présenter une réalisation une fois l'an. Cette aventure a duré 10, 12 ans. C'est là que j'ai appris à connaître l'homme qu'il était. 

   Jules avait beaucoup de qualités. C'était un formidable imitateur. Son idole était Maurice Chevalier. Il l'imitait si bien que l'on pouvait s'y m'éprendre. Je dois dire qu'il travaillait très fort son personnage et qu'il consacrait pas mal de temps avec tout le matériel nécéssaire. Sur scène, Jules avait l'attitude, les mimiques, le son.

   Je n'ai jamais compté toutes les pièces que nous avons jouées ensemble. Je dirais environ une dizaine. Les premières années, c'étaient des comédies musicales. Ce terme n'existait pas encore; en fait, c'était des pièces avec des chansons. Puis, petit à petit on s'est dirigé vers la tragi-comédie. Si ma mémoire est bonne, la dernière pièce que j'ai joué en compagnie de Jules date de 1963 ou 64. Je ne le connaissais pas très très bien, c'était un homme fort occupé. Mais si il y avait 6 ou 7 répétitions en une semaine, on le voyait toujours. Je le connais donc surtout en tant qu'homme de scène... "

                                       
Que le spectacle commence