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"...
J'ai rencontré Jules Cambier dans le cadre d'un
cercle dramatique qui avait été mis sur pieds par un
mouvement de jeunesse d'Ellezelles dans le courant des
années 50. Nous avions l'habitude de présenter chaque
année une pièce de théâtre, si on peut la qualifier
de la sorte. Il faut dire qu'il n'y avait pas beaucoup
d'évènements
pour distraire les gens. Donc notre mouvement a crû bon
de créer un petit groupe et de présenter une
réalisation une fois l'an. Cette aventure a duré 10,
12 ans. C'est là que j'ai appris à connaître l'homme
qu'il était.
Jules avait beaucoup de qualités. C'était un
formidable imitateur. Son idole était Maurice Chevalier. Il l'imitait si bien que l'on pouvait s'y m'éprendre. Je dois dire
qu'il travaillait très fort son personnage et qu'il
consacrait pas mal de temps avec tout le matériel nécéssaire.
Sur scène, Jules avait l'attitude, les mimiques, le son.
Je
n'ai jamais compté toutes les pièces que nous avons jouées
ensemble. Je dirais environ une dizaine. Les premières
années, c'étaient des comédies musicales. Ce terme n'existait
pas encore; en fait, c'était des pièces avec des chansons.
Puis, petit à petit on s'est dirigé vers la tragi-comédie. Si ma mémoire est bonne, la dernière pièce que
j'ai joué en compagnie de Jules date de 1963 ou 64. Je ne le
connaissais pas très très bien, c'était un homme fort
occupé. Mais si il y avait 6 ou 7 répétitions en une
semaine, on le voyait toujours. Je le connais donc surtout en tant qu'homme
de scène... "
Que
le spectacle commence
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