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Paroles des hauts-placés
Nous avons interrogé plusieurs responsables politiques
sur ce que représente Nuit Blanche pour eux, les valeurs développées par cet évènement,
leurs attentes et leurs avis sur l'insécurité
à Bruxelles. Il s'agit d'Alain Hutchinson, Ministre chargé
de l'action sociale, de Nicole Maréchal, Ministre de
l'aide à la jeunesse et de Freddy Thielemans, Bourgmestre
de la Ville de Bruxelles.
Pour tous,
Nuit Blanche représente une fête
conviviale et multiculturelle. Pour Nicole Maréchal cette
opération " prouve que la population est prête
à utiliser les lieux publics et à se les réapproprier".
Pour Freddy Thielemans, " elle rend la nuit aux
gens avec ce que cela devrait comprendre comme acceptation,
débat et convivialité. Elle permet de passer outre
les cloisonnements entre les structures culturelles et aussi
sportives. C'est une manière de ré-imaginer la
ville et de repenser les relations entre les gens et les différentes
fonctions de la ville". Alain Hutchinson espère
que cette action se reproduira.

Freddy
Thielemans
Au niveau de l'insécurité, le Ministre chargé
de l'action sociale estime qu'il ne s'agit pas d'une intox.
Mais qu'il faut pouvoir gérer cette question de manière
intelligente. " Il faut veiller à trouver un équilibre
pour que chaque citoyen puisse vivre dans la ville. Celle-ci
ne doit pas être transformée en camp retranché
avec un policier à chaque coin de rue". La Ministre
de l'aide à la jeunesse ajoute que "le problème
de l'insécurité dans une grande ville comme Bruxelles
ne doit pas être niée. A force d'entendre
qu'il y a de l'insécurité, sans que rien ne leur
arrive personnellement, les gens finissent par avoir peur. Il
faut pouvoir se pencher sur ce sentiment pour pouvoir y répondre".

Nicole
Maréchal
Enfin le Bourgmestre de Bruxelles trouve qu'il y a de
l'exagération par rapport au nombre d'actes de délinquance.
" Il y a un certain plaisir à se faire peur dans
certains quartiers. Au 19ème siècle, Paris n'était
pas " sécure ". Dans l'antiquité, Rome non
plus. Le phénomène n'a donc rien de nouveau. Il
n'y a que dans les années 60 qu'il n'y avait pas de problèmes
d'insécurités. A l'époque, tout le monde
travaillait. Il n'y avait donc pas besoin de " piquer "
l'essence dans la voiture de son voisin. Il faudrait retrouver
ce moment unique dans l'histoire de l'humanité. "

Alain
Hutchinson
Déborah
Grignard, Samuel Utumba, Najib Bakkali, Maxime
Verbitsky, Uyup Tanyeri, Emil Kerimov, Richard Asamoah, Nabil
Bakkali, Thierry Barez.
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