Nuit blanche pour idées noires


Molenbeek, samedi soir. Des détonations déchirent le ciel de la commune. La nuit s'illumine comme par magie, les feux d'artifice continuent de plus belle et la première "Nuit Blanche" de Bruxelles démarre sous les chapeaux de roue dans l'ancienne raffinerie de la commune.

 La foule se presse dans la cour intérieure tandis que la fumée du feu d'artifice redescend lentement. Au loin, des percussions se font entendre et le lieu semble subitement imprégné d'une ambiance surréaliste. Les festivités peuvent enfin commencer ! Pendant près d'une heure vont se succéder différents groupes tels que Fanfarah ou encore Danfiasko avec leurs rythmes endiablés qui ne sont pas sans rappeler la Zinneke Parade. Les flashes crépitent, les caméras tournent et Freddy Thielemans, Bourgmestre de Bruxelles, rôde autour jusqu'à ce qu'il ait rempli son quota.

 Choisir la commune de Molenbeek pour inaugurer cet événement est une initiative aussi ambitieuse que symbolique. Il s'agit avant tout de faire participer une ville dans son ensemble sans pour autant discriminer les quartiers qui portent le poids de leur mauvaise réputation. Au-delà de l'événement, il y a une véritable revendication sous-jacente à la fois créatrice et culturelle, mais surtout politique car, comme le disent très bien les organisateurs dans un "manifeste pour une ville ouverte":
"On veut trop souvent faire de nous les boucs émissaires des maux , des craintes et des incertitudes de la société parce que nous sommes autres: jeunes, étrangers ou anticonformistes".

 Espérons que le gouvernement entendra un petit peu plus que les percussions d'une nuit de folie…



Jonathan Lenaerts M.J Copainville /Watermael-Boitsfort

 

 

 

 

 

 

 

 

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