Au sommet du monde

"... La Houppe, c'est un petit hameau qui se situe sur le Pottelberg, le point culminant du Hainaut occidental. Le gîte se trouve à 147 m d'altitude au milieu d'une hêtraie à houx. Si vous montez le chemin qui se situe derrière, tout en haut vous serez à 157 m. Au dessus, après une partie de bois privée, vous entrez en région flamande avec le Brakelbos et toute une série de promenades assez superbes. Il faut savoir qu'au mois d'avril aux alentours de Pâques tout le bois est bleu de jacinthes. Au mois d'octobre, il y a des champignons de toutes sortes, les 4 amanites les plus spectaculaires dont la Tue-mouche. C’est un endroit très calme à part les camions pour la décharge qui passent de temps en temps et les chiens qui aboient sinon c'est un endroit relativement magnifique avec une biodiversité très intéressante..." 


Visite des lieux

"... Côté bâtiment, avec la grande salle à l’intérieur au rez-de-chaussée, on l'a rendue la plus conviviale possible avec des couleurs chaudes et différents éclairages néons ou spots calculés par des scientifiques pour faire travailler les enfants dans une bonne lumière. Les plafonds ont été refaits ainsi que le chauffage, le carrelage, la menuiserie intérieure et extérieure. On y sert les repas. A la disposition des hôtes, il y a du matériel qui se trouve dans les étagères. Les gens s'installent comme ils veulent. Ils sont ici chez eux. On a décoré un coin sorcières et un coin gnomes. Ici au rez-de-chaussée, derrière la porte sens interdit, c'est la cuisine et nos appartements. La porte du milieu donne vers les chambres et celle de droite vers le vestiaire. Lieu important pour tous les hôtes : la cuisine. Les groupes peuvent y entrer pour faire la vaisselle. Même si on a un lave-vaisselle, on demande aux groupes de faire la vaisselle et on la fait avec eux. C’est un moment privilégié où les gens parlent et nous on écoute ! Ca nous permet de prendre la tension du groupe. Souvent les gens qui viennent plus de 3-4 nuits ne sont pas trop enclins les premiers jours à la faire. Mais après ils se battent presque pour car ils s'amusent comme des fous. L’avantage que j'ai avec mon traiteur c'est qu'il me livre des repas que je peux mettre au chaud dans mes fours..."

 



La Houppe de sable et d'argile

"... Suivant les altitudes, vous avez des étages de végétaux. En dessous de 50 m, des hêtres principalement. Au dessus de 140 m du chêne et du bouleau donc 2 biotopes totalement différents. Nous avons aussi la chouette hulotte. Rien qu'ici au gîte, on donne des aliments là derrière à 5 espèces de mésanges, à des pics épeiches, des écureuils, des belettes. C’est très calme la semaine avec relativement du monde le week-end surtout quand il y a un petit rayon de soleil parce que nous avons 5 établissements Horeca qui attirent pas mal de monde. Mais ça ne me  dérange pas, au contraire ça met un peu de vie ! Si vous montez le chemin-là derrière qui est interdit à la circulation, vous arrivez tout en haut au Chalet Radar et au grand radar de l'armée belge, l'antenne de la télévision. C’est un chemin où les enfants vont se promener car il n'y a pas de circulation à part une calèche qui passe de temps en temps. La Houppe a été exploitée pour son sable car le sol du Pays des Collines est composé d’une couche de sable posée sur une couche d'argile. Une sablière en activité se trouve de l'autre côté de La Houppe. Une sablière, une fois qu'on a fait un grand trou, on la rebouche en y mettant des déchets donc on a la décharge qui se trouve aussi ici derrière…"


La Houppe à la loupe

 



La Houppe

Le bel éclat de la Houppe

"... Il faut savoir que la Houppe, à une certaine époque, était encore plus connue que le Mont de l'Enclus. Il y avait ici toute une série de bistrots, d'estaminets, de baraques à frites, une patinoire. Le gîte dans lequel je me suis installé, c'était le Shalimba, un thé dansant qui a fonctionné jusque dans les années 60-70. 2 soeurs avaient construit ce bâtiment qui date de l'entre-deux guerres. D’ailleurs, si vous mettez un miroir au milieu du bâtiment vous avez  la même chose de chaque côté : 2 compteurs électriques, 2 compteurs d'eau, 2 cages d'escaliers, ce qui est très pratique. Puis cela a été racheté par le « Chaperon Rouge » qui l'a transformé en home pour enfants. Quand j'ai acquis le bâtiment, il était déjà équipé d'échelles de secours, d’une centrale d'alarme à incendie et de détection de fumée et de 14 chambres. Je n'ai eu qu'à continuer et finaliser l'aménagement..."


La nature dans tous ses états


"... La cuisine est aussi un lieu d'observation extraordinaire. J’ai là un hêtre qui a plus de 250 ans. Quand vous regardez bien, vous apercevez dans cet arbre des pinsons, des mésanges et dans le châtaigner, on voit souvent une sitelle ou un écureuil. Chaque saison a son charme. Je n'ai pas beaucoup de groupes qui viennent en hiver et c'est un peu dommage car les hivers apportent leur lot de découvertes. Avec un peu de neige - ce qui est courant ici à la Houppe - on voit mieux les oiseaux. Au printemps les gens sont réveillés par le chant des oiseaux. C’est assez extraordinaire mais à force on s'y habitue un petit peu. L’été, au niveau de la faune, est un peu plus calme mais on fait des découvertes à chaque saison. Quand j'ai des enfants qui viennent le dernier jour, je leur raconte l'histoire du bonhomme qui va à la source. Je fais parfois des promenades, seul. Ca permet de se délasser, de réfléchir, de décompresser et comme beaucoup de personnes, on a des promenades différentes suivant la saison. La hêtraie, on y va soit au printemps pour voir les jacinthes, soit en automne pour voir les feuilles. En été je fais plutôt la ligne 87 qui est une ancienne ligne de chemin de fer avec des haies de chaque coté. Je marche à l'ombre et tous les 100 mètres, une fenêtre s’ouvre sur le paysage qui change à chaque fois, une fois côté Flobecq, une fois côté Ellezelles. En hiver je fais le sentier de l'Etrange qui a cette particularité d’être tout à fait différent suivant les saisons. En hiver il n'y a plus de feuilles ni sur les arbres ni sur les haies et on découvre un autre paysage qu'en été..."